La dimension sociale est et a toujours été primordiale pour les fondateurs de La Petite Épicerie. Quand on ouvre un magasin dans un village, toute la vie locale se trouve chamboulée.
On peut évidemment y acheter du fromage du village d’à côté ou les rillettes d’un artisan de son canton. Mais on repart souvent avec bien plus que ses courses dans son sac. Grâce à un bonjour glissé entre deux rayons, on reprend contact avec ses voisins. Parfois, on rencontre un producteur venu livrer sa marchandise ou une personne perdue de vue, autant d’opportunité de recréer du lien, d’allier l’utile à l’agréable.
Dans les quartiers et villages, l’épicerie joue un rôle qui dépasse largement celui d’un simple point de vente. Et ça nous ravit. L’épicerie est un lieu de rencontre, d’échange, voire même de rires. Ce lien social, l’équipe y tient. Alors on fait preuve d’imagination pour le renforcer tout au long de l’année.
Des dégustations à L’Abergement
À L’Abergement, par exemple, une matinée de dégustation a été organisée en mai afin que les artisans et les producteurs puissent faire goûter leurs produits aux habitants directement (voir photo). Ils ont pu poser leurs questions, faire de jolies découvertes gustatives et surtout passer un bon moment ensemble après un passage à la déchetterie. Un moment convivial qui les incitera, peut-être, à revenir dans leur Petite Épicerie.
La petite guinguette à Bavois
Parfois, des projets d’envergure voient même le jour. Cet été, l’épicerie de Bavois se réinvente en bar éphémère: Bienvenue à La petite guinguette! Dès la 19 juin, la première Petite Épicerie du réseau devient un lieu festif, où l’on se rend pour boire un verre, grignoter des snacks locaux et papoter avec ses voisins. Vous trouverez toutes les informations (notamment les ouvertures en lien avec la météo) sur le compte instagram @lapetiteepicerie.bavois.
Un café en bonne compagnie
À Juriens ce lien n’est pas épisodique. On le soigne à l’année! Les habitués le savent: un coin café les attend dans un local jouxtant l’épicerie. Il suffit d’acheter des jetons pour la machine dans la Petite Épicerie avant de profiter d’un moment de pause au chaud et à l’abri. Prendre un instant pour savourer son arabica en feuilletant le journal ou en prenant les nouvelles des habitants. C’est simple, mais il fallait y penser!
Quand on y regarde de plus près, chaque Petite Épicerie a ses spécificités, répondant aux besoins des communautés locales. Ces initiatives pour recréer du lien montrent qu’une épicerie autonome n’est pas froide ni impersonnelle comme certains le redoutent. Elle devient, au contraire, le centre névralgique d’un village ou d’un quartier.
