Le «phygital», késaco?

11.02.2026 | News

Quand la première Petite Épicerie ouvre ses portes à Bavois en 2018, elle intrigue beaucoup. Ce n’est pas le contenu même de ses rayons qui interpelle mais plutôt le moyen choisi pour entrer dans le magasin: une application téléchargée sur son smartphone. Un modèle dit «phygital» encore inédit dans nos campagnes.

Ce mot-valise – fusionnant les termes «physique» et «digital» – est parfois méconnu. Il décrit un modèle alliant les avantages d’un point de vente physique à ceux des outils numériques.  En 2018, rares étaient les commerces de proximité à oser franchir le pas. La Petite Épicerie a fait figure de pionnière, pariant que ses clients apprécieraient ce mix entre tradition – en proposant des produits régionaux conçus par des agriculteurs – et modernité, en mettant dans les mains des producteurs les dernières avancées technologiques en date.

Aujourd’hui, le modèle phygital a conquis notre quotidien, sans que l’on s’en rende vraiment compte. La Suisse compte plusieurs belles réussites dans ce domaine. Des boucheries artisanales et des fromageries ont par exemple adopté le click & collect. Même de grandes enseignes comme Coop et Migros ont développé leurs services de commande en ligne avec retrait en magasin alors que Galaxus notamment ouvre des showrooms en ville pour que ses clients puissent réellement tester les articles que la plateforme vend en ligne.

Mais ce qui distingue La Petite Épicerie, c’est d’avoir compris très tôt que le phygital n’était pas qu’une tendance, mais une nouvelle façon d’envisager la relation client, en se passant d’intermédiaires et en favorisant les circuits courts, en toute transparence. Avec huit ans d’avance sur son temps.

 

 

La Petite Épicerie